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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 19:50

audimetre

De la taille d’un magnétoscope, l’audimètre est relié à chaque téléviseur mais aussi à tous les équipements connexes (lecteur Blue Ray/DVD, enregistreur, décodeur, box ADSL). Cela a pour but d’identifier les provenances des images. L’audimètre est relié à l’ADSL via  la prise téléphonique afin d’envoyer, toutes les 24 heures, les informations collectées à Médiamétrie. Le panéliste doit réaliser l’expérience selon les recommandations de Médiamétrie.

 

Il dispose d’une télécommande spéciale sur laquelle sont présent différents boutons qui correspondent aux différents membres de la famille. Le panéliste doit ainsi déclarer la présence ou l’absence devant le poste des membres de sa famille en appuyant sur les touches dédiées. Il faut savoir qu’il existe également des touches pour les invités (image ci-dessous). Pendant les publicités, s’ils ne regardent pas la télé, il est censé appuyer sur le bouton de la télécommande pour signaler son absence. C'est ce qui permet à l'audimètre de savoir, 24h sur 24 et seconde par seconde, qui dans la famille a regardé le petit écran. Celle-ci, peut visualiser sur l'audimètre si l'action a été enregistrée: un signal rouge apparaît quand la personne est absente, vert quand elle est présente (image ci-dessus)

mediametrie.jpg

Toutes les nuits à 3h, les informations que les audimètres ont stockées dans la journée parviennent, par les lignes téléphoniques, par les lignes téléphoniques. Le centre de traitement de Médiamétrie, réalise alors des calculs d'audience entre 4h et 7h du matin à partir des données fournies par l'ensemble des audimètres qui ont enregistrés seconde par seconde le comportement des téléspectateurs panélistes. Il faut alors mettre en parallèle ces chiffres avec les horaires réels des émissions: c'est l'horodatage. Le service note à la seconde près le début des programmes ou l'heure des coupures publicitaires. En mettant d'un côté ces horaires précis, de l'autre les donnés des audimètres, on obtient une courbe d'audience. Tous les matins à 9h, elle peut être consultée par les clients de Médiamétrie, qui sont principalement les chaînes de télévision et les publicitaires. Médiamétrie communique aussi à ses clients les parts d'audience sur toutes les cibles.

 

Qui dit panel, dit marge d’erreur. Ainsi si un programme fédère 20% du public, il a en fait réalisé entre 19,4 % et 20,6 % de part de marché.

medimatrie2.jpg

Ces dernières années, Médiamétrie s’est adapté au marché et aux nouvelles technologies avec son Watermarking qui consiste finalement à recenser les audiences ADSL (FAI), des enregistreurs numériques ou encore de la Catch-Up TV. Tous les modes de réceptions sont aujourd’hui pris en compte par Médiamétrie qui cherche à adapter la mesure d’audience aux évolutions de la société et à les anticiper.

 

En Février 2011, l’Institut Médiamétrie a dévoilé les premiers chiffres de la télé en différé. Il faut savoir qu’un Français regarde en moyenne la télé plus de 3h32 par jour ! Un chiffre impressionnant dont les annonceurs s’emparent aisément pour promouvoir leur produit à la télévision. La mesure de la télévision en différé ne prend pas en compte les plates-formes de Replay pour le moment (M6 Replay par exemple) mais uniquement les enregistrements sur les box internet, les PVR ou encore les magnétoscopes et les enregistreurs numériques.

 

C’est grâce à cette méthode que TF1 a appris que chaque épisode de Grey’s Anatomy était enregistré par un peu plus de 600.000 Français. Un épisode de NCIS sur M6 pourra quant à lui compter sur près de 400.000 enregistrements en moyenne.

 

Dès 2012, Médiamétrie prendra en compte l’audience des plates-formes Replay et ces chiffres devraient être encore plus impressionnants.

Il faut savoir que Médiamétrie fourni à ses clients les audiences+1 (c'est-à-dire les audiences reçues le lendemain matin à 9h) mais aussi les audiences+7 qui comprend justement les enregistrements. On parle alors d’audience consolidée.

 

Enfin, il est intéressant de savoir que Médiamétrie développe des outils ultra-spécifiques afin de séduire encore plus les annonceurs. C’est ainsi que depuis les années 90, l’Institut de mesure d’audience télévisuelle a mis en place le MarketingScan qui consiste finalement à développer une expertise sans précèdent en partenariat avec GFK.

Il s’agit du premier marché-test en condition réelle qui permet aux annonceurs de valider le bénéfice d'une modification du marketing-mix comme le lancement de nouveaux produits, l'efficacité d'une nouvelle communication TV ou le changement d'un plan média. BehaviorScan est disponible sur six villes : Angers, Brive-la-Gaillarde, Château-Thierry, Le Mans, Poitiers et Sens. Un réseau spécifique a été installé dans ces villes et des publicités tests sont ainsi intercalées dans les écrans publicitaires nationaux afin de tester leur efficacité. Il n’est pas sans savoir que ce type de pratique est très onéreuse mais apporte des résultats plus que concluants pour les marques. Afin de cibler les consommateurs les plus intéressants, Médiamétrie travaille également avec trois enseignes alimentaires (Auchan, Cora et U) ; ceci permet par l'exploitation des données de cartes de fidélité de plus de 13 millions de foyers clients, de mesurer le comportement du consommateur sur le point de vente et ainsi de le corréler aux résultats de Médiamétrie.

Autant d'analyse qui permettent aujourd'hui à Médiamétrie d'être un acteur majeur dans ce secteur.

 

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Published by Benjamin L. - dans Dossier
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